Les 4 objectifs du Grand défi d’innovation Bloc opératoire augmenté : développer les robots médicaux pour la chirurgie de demain

Le « Grand Défi d’innovation bloc opératoire augmenté : développer les robots médicaux pour la chirurgie de demain », s’inscrit dans le Plan France 2030, dont un budget de 7,5 milliards d’euros est alloué au secteur de la santé, avec un focus sur l’innovation dans les dispositifs médicaux (DM). Si la robotique et l’IA permettent d’améliorer la précision des procédures, de réduire les temps de récupération pour les patients, et de minimiser les risques d’erreur, force est de constater qu’en France, l’usage de ces robots reste une pratique minoritaire.
La feuille de route pour développer les robots médicaux pour la chirurgie de demain de juillet 2024 précise les forces et faiblesses de la filière, tout particulièrement les verrous qui bloquent le déploiement de la robotique en chirurgie, les principales spécialités innovantes, les enjeux pour les acteurs de l’écosystème. Elle identifie 4 objectifs qu’elle décline en 8 actions.
Principales spécialités innovantes
La feuille de route indique les principales spécialités innovantes en robotique chirurgicale qui transforment la pratique chirurgicale.

Domaines d’innovation
La feuille de route présente les technologies utilisées en robotique chirurgicale pour une chirurgie, plus sûre, plus efficace et moins invasive.
| Innovation | Bénéfices |
| Miniaturisation et microrobotique | pour réaliser des interventions dans des espaces restreints, avec une pertubation minimale des tissus environnants |
| robotique souple et biométrique | pour un meilleur contrôle dans la réalisation des tâches |
| polyvalence et adaptabilité des systèmes robotiques | pour une adaptation rapide et efficace aux besoins chirurgicaux spécifiques |
| robotique semi-autonome (certaines étapes de procédure chirurgicale) | pour augmenter la précision et confort du chirurgien |
| systèmes de navigation avancés | pour une localisation précise des instruments chirurgicaux |
| réalité augmentée (RA) et réalité virtuelle (RV) | pour une visualisation améliorée et une planification chirurgicale plus précise, offrant au chirurgien une vue en 3 D de l’anatomie du patient |
| chirurgie assistée par IA | pour des analyses avancées d’imagerie, de la planification chirurgicale personnalisée et des recommandations |
| réponse haptique dans les systèmes robotiques | pour une amélioration du contrôle et la précision pendant les procédures |
| Téléchirurgie | pour des opérations à distance dans des cas particulièrement complexes |
Elle indique la nécessite de réduire les coûts pour adoption plus large et garantir la soutenabilité économique du modèle et de l’interopérabilité et l’intégration système, pour favoriser l’intégration dans le SI-H.
Les 4 objectifs du Grand défi déclinés en 8 actions
Comme le montre la feuille de route, si le marché est en croissance et a un potentiel très important, il existe des freins réglementaires (marquage CE Règlement UE 2017/745, absence de remboursement pour les DMN à usage collectif), des risques pour la sécurité des données, et des coûts élevés d’acquisition, de maintenance et de consommables pour les budgets des établissements de santé. Par ailleurs, il n’existe pas de politique de santé dédiée aux robots chirurgicaux, ni d’ailleurs de procédure accélérée d’évaluation. La politique de remboursement visant à assurer une prise efficiente des DMN innovants contribuerait à faciliter le déploiement des robots chirurgicaux et à construire un modèle économique viable. Pour répondre aux enjeux sur les 5 ans à venir, la feuille de route se fixe 4 objectifs déclinés en 8 actions.

Cette feuille de route est le fruit d’un énorme travail avec l’écosystème pour identifier les barrières au déploiement des robots chirurgicaux en France et de proposer des remèdes. Le lancement des Appels à Projet serait un signal fort de soutien à la filière.
A suivre
